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Association Amicale des Anciens Internes en Médecine des Hôpitaux de Paris

Histoire de l'Internat

L'Internat au cœur de l'histoire de la médecine

Bonaparte crée le concours républicain

Si la date officielle de la création de l'Internat des hôpitaux est le 4 ventôse de l'an X, autrement dit, le 10 février 1802, c'est un rapport rédigé un an plus tôt par cinq " citoyens " et adopté par un décret du Consulat qui lui a véritablement donné naissance. Ses 121 articles décrivent, en effet, l'essentiel des caractéristiques - qui perdureront pendant deux siècles - de cette école très particulière de médecine, celle d'une pratique hospitalière indépendante des examens de faculté qu'il était nécessaire de passer avec succès pour avancer dans le cursus universitaire. Dans ce rapport des cinq citoyens, il est très clairement évoqué le caractère indispensable d'un concours réservé aux seuls externes des hospices, la séparation des élèves entre externes et internes et le fait que " le temps de l'Internat ne pourra excéder le terme de quatre années ".
Cette notion de concours, qui répondait au souci républicain d'écarter tout favoritisme, s'est maintenue depuis sans exception et a même conduit à la suppression des épreuves orales dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre Mondiale.

Une pratique encore plus ancienne

Le " Règlement général pour le service de santé " du 4 Ventôse, qui précisait le recrutement et l'attribution des internes, n'innovait pas, en fait, sur leur rôle. Depuis plusieurs siècles, la nécessité était apparue de faire aider les médecins et les chirurgiens des hospices par de jeunes médecins qui, tout en se rendant ainsi utiles, seraient, par la même occasion, formés. Ils étaient appelés les " Compagnons internes ".

Un nombre de places croissant

Avec le développement des hôpitaux de Paris, le nombre de places mises au concours a considérablement augmenté au fil des ans. D'une vingtaine au début, il est passé à une quarantaine sous le Second Empire, une soixantaine à la fin du 19e siècle, près de 80 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour s'élever, en 2001, à 333 places. Pendant deux siècles, le rapport entre le nombre de places et celui des candidats n'a quasiment pas changé : un sur six à huit et, en raison du concours de l'Externat qui provoquait déjà une première sélection, un sur 10 à 12 étudiants en médecine.

Place aux femmes

Il faudra attendre 83 ans pour que les femmes soient enfin autorisées, en 1885, à se présenter au concours de l'Internat. La première à le réussir sera, en 1886, l'américaine Augusta Klumpke, future grande neurologue, et la deuxième, deux ans plus tard, une russe, Mlle M. Wilbouchewitch.

La recherche institutionnalisée en 1948

Bien que, depuis 1802, l'Internat ait donné naissance aux plus grands découvreurs de l'histoire de la médecine française et notamment trois prix Nobel, il est apparu, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, que l'Internat classique, centré sur le diagnostic clinique, les soins et leur surveillance, ainsi que sur la participation aux gardes, n'était pas statutairement impliqué dans la recherche, en particulier dans la recherche biologique et les nouveaux moyens d'exploration. D'où, en 1948, la création d'un fonds destiné à inciter les internes à s'initier aux techniques de la recherche. Ensuite, dans les années 1980, une année de recherche prise sur les quatre de l'Internat a été accordée à ceux qui, à la fois, le souhaitaient et possédaient déjà une maîtrise de biologie pour préparer un Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA).

Au secours de certaines spécialités

A la même époque, constatant que certaines spécialités comme l'ORL, l'ophtalmologie, la radiologie ou la gynéco-obstrétique, pourtant en plein essor, n'étaient pas choisies par les nouveaux internes, il fut décidé de créer des Certificats d'Etudes Spéciales (CES) afin de recruter les futurs cadres de ces disciplines. L'enseignement théorique, réparti sur deux ans, était de qualité, mais la formation clinique insuffisante. D'où sa suppression en 1984.

Naissance des CHU

La création en 1958 des Centres Hospitalo-Universitaires (CHU), qui instaure le plein temps hospitalier, intègre dans un même corps les enseignants de médecine et les médecins des hôpitaux publics désormais recrutés par un concours commun sur titres dans chaque spécialité. Mais l'Internat, qui est déjà le premier système médical à plein temps fonctionnant dans les hôpitaux publics, n'est pas touché.

Mai 68 supprime l'Externat

A la suite des grèves de mai 1968 auxquelles ont participé les étudiants en médecine, l'Internat n'est pas remis en cause. L'Externat, lui, est supprimé pour permettre à tous les étudiants, et en particulier aux stagiaires d'autrefois de bénéficier, sous le nom d'étudiants hospitaliers, de la formation pratique qui était apportée par l'Externat.

Une seule voie d'accès aux spécialités

En 1982, le concours de l'Internat devient également universitaire puisqu'il est dès lors le seul moyen d'accéder aux spécialités médicales, y compris les spécialités non soignantes comme la santé publique. Ceux qui ne veulent ou ne peuvent passer le concours se tournent vers la médecine générale. Ils prennent le nom de résidents pour éviter toute confusion avec celui d'interne.

L'avenir

Dans le cadre de la loi de Modernisation sociale, le Parlement a voté en 2002, l'article 17 portant sur la réforme du 3ème cycle des études médicales.

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